vendredi 29 février 2008

Kate


Alors avant de commencer, je tiens à dire que ce billet est dépourvu d'un quelconque intérêt existentiel... c'est du "vent", de la pensée digne d'une glandouilleuse en vacances (de qui elle parle??? ah oui...de moi...)... juste une constatation... qui ne changera pas la face du monde... mais alors, pas du tout... mais que j'ai envie de vous faire partager... quand même...

J'aurais dû m'appeler Kate (Attention, c'est moi qui le dis)... c'est pas que ma mère ait hésité entre Véronique et Kate, non non... pensez-bien qu'en 1969, on faisait pas une liste de prénoms masculins et féminins dès le test de grossesse positif, posé sur la table de cuisine devant chéri... encore pas remis de la nouvelle... non, non... ça c'est typique des nouveaux parents... ceux de l'An 2000...
Non, ma mère, elle a dû choisir mon prénom la veille de ma naissance, où l'avant-veille... elle m'a même dit qu'elle aimait bien Christine aussi (mais bon y avait déjà Christian, mon frère, pas très original tout ça)... vas-y donc pour Véronique, elle s'est dit... roule ma poule... c'est dans le livret de famille... Personnellement, je n'aime pas mon prénom... il est trop long... On le diminue forçément... en Véro... donc si j'avais dû en avoir un directement en 4 lettres, j'aurais aimé Kate... voilà pour le raisonnement tordu... ça va, vous êtes toujours là????

C'est vrai quoi, j'ai constaté que toutes les "femmes publiques" que j'admire s'appellent Kate, c'est fou ça, non??? (là je vous sens renversés par ma révélation...)

Bon y en a une avec laquelle je vous gonfle depuis la création de mon blog... je le sais... j'assume et je persiste... j'adore Kate Bush!!!!!!! Voilà, c'est dit et re-dit...

Mais bon que dire des autres comme....

Cate Blanchett (elle est australienne... on écrit Cate comme ça là-bas????)... que j'admire et que je trouve très belle, touchante, simple... bref j'aime son côté fragile et sa beauté de porcelaine...

Kate Winslet, autre actrice que j'aime énormément... bien sûr, j'ai vu Titanic, mais elle ne se limite pas à cela... que faites-vous de "raisons et sentiments", "Jude", "Eternal sunshine of the spotless mind" ou "The holiday"???? hein, alors, vous en dites quoi de cette Kate là????

Kate Moss : Certainement la top-model que je trouve/trouvais la plus belle... vraiment... j'ai jamais encensé Claudia, j'sais pas, c'est comme ça... Carla non plus (qui ça???)... Cindy (Crawford voyons!) encore moins... non, Monica oui, mais elle est devenue actrice, grand bien lui en fasse... donc voilà... à part Kate... j'ai jamais été d'une jalousie féroce envers toutes ces brindilles... non.. jamais...

Kate de "Lost": bah oui, celle-là elle s'appelle pas Kate en vrai mais moi je m'en tape, c'est celle qu'elle est dans Lost que j'aime... c'est comme ça... (et puis Evangeline Lilly, à part Lost, elle a fait quoi????)... non vraiment, j'aime ce genre de beauté sauvageonne... cheveux longs et épais, teint halé, yeux verts... vraiment belle la fille... même avec sa fausse sueur et sa fausse crasse... ouais... trop sensuelle la naufragée...

Catherine, ma copine d'enfance : celle-là, c'est celle dont je suis la plus fière... si si... c'est mon amie, je la connais depuis mes sept ans... on a fait toute notre scolarité ensemble... sauf au lycée, elle était scientifique, moi littéraire... elle est un modèle de gentillesse et de réussite pour moi... elle vit au Méxique, à Guadalajara... elle est archéologue... c'est quelqu'un de bien...

Voilà, les Kate de ma vie... intéressant non???
C'était juste un truc que je voulais dire, cette coïncidence du prénom...
J'espère que vous tiendrez compte de l'importance de l'information que je viens de vous livrer...
Non, non franchement... c'est hyper personnel, vous vous rendez pas compte...
Même que je me demande si je vais la publier, cette info, tiens!!!!!

jeudi 28 février 2008

Amy Winehouse


J'ai promis d'en parler, à lui, le petit fan qui parle tout le temps d'elle... de l'autre côté de l'océan... Je me suis dit, pourquoi pas???? Amy Winehouse, moi je n'en connais que le titre ci-dessus... ce qui est, je le sais, une vue très limitée de son talent... oui, oui, je n'ai pas succombé à sa jolie voix... je n'ai pas mis le tube dans mon MP3, non... moi je suis une nana qui écoute son MP3 en se faisant un maximum de films dans sa tête... qui décharge sa journée de stress sous les mots thérapeutiques d'une Kate... qui passe son aspiro en se dandinant sous les vibrations de Timbaland (dans le MP3 car si je mets un CD, je l'entends pas avec mon aspiro dyson hyper bruyant même que le type qui l'a conçu, il a oublié que les femmes elles font le ménage avec de la musique, m'enfin tout de même, m'sieur Dyson, vous passez jamais l'aspiro ou quoi????...)
Donc je disais, je ne connais qu'UNE seule chanson d'Amy Winehouse.... juste une toute petite chanson... même que je connaissais même pas le tître avant de la trouver sur daily motion... là y a cinq minutes.... mais bon promis je vais écouter les autres chansons... euh, elle a en fait d'autres??????????????????????

Bon par contre, je connais son actu people. Bah oui. Je regarde le petit journal de Yann Barthès sur canal+... grand casseur de première... Britney et Tokio Hotel peuvent se vanter de passer chaque soir dans le 24 secondes... si si... pas loin... donc j'ai su, pour Amy, qu'elle avait eu quelques soucis avec la drogue....
C'est moche. je l'ai su avant de me pencher sur son talent. J'aurais bien aimé qu'elle attende un peu avant de sombrer. Histoire que j'ai le temps de l'apprécier à sa juste valeur. car après tout, est-elle la seule popstar à mettre le nez dans la poudre, hein, honnêtement????
Non, mais bon, elle a pas eu de bol... tout le monde l'a su....
Ceci dit, moi je m'en tape de ce qu'elle fait avec son nez... non vraiment... je m'en tape complètement...
J'aimerais donc, si ce n'est pas trop demander (!!!), que tous mes chers acolytes lecteurs de chez l'alcolo qui ont fait un billet sur la belle, éclairent mes lanternes sur la discographie de cette brune plantureuse... Merci déjà à la Félée, qui a fait un condensé bien sympa sur la jeune chanteuse... excellent... Et aussi à mon homme, fidèle à lui-même...
Sinon, je m'adresse à vous, mes lecteurs...vous connaissez Amy Winehouse????
Vous pouvez me dire si elle va mieux, combien d'albums elle a fait, d'où elle vient, etc... parce que je suis vraiment dans le brouillard là!!!!!???????
Allez, je vais aller m'écouter un petit truc bien vieillot, mais toujours digeste, avant de mettre le steak dans la poële et de brancher la friteuse.... un petit Dépêche Mode, tiens, genre "Enjoy the silence", histoire de me sortir de ma torpeur, là, avec la nuit qui tombe....
Ca fait du bien, ça fait de mal à personne.. en tout cas pas à moi....
Vous connaissez Dépêche Mode au moins????
Non parce je voudrais pas paraître "hasbeen", tout de même, déjà que je connais pas Amy Winehouse, ça commence à ternir mon image là... non mais!!!!!!

Les mamies




Nous en avons deux. Ma maman et la maman de Jean-Phi. Elles vivent à 850 kilomètres de distance l'une de l'autre, ont toutes deux la soixantaine, ont toutes deux le même amour commun pour nos trois filles....

Elles se connaissent, s'apprécient, et ont pris part à des vacances estivales avec nous (plus on est de fous, plus on rit!).... les filles étaient petites, elles étaient des mamies encore jeunes... nous "avons ouvert la marche" avec les petits-enfants... les "gagatisant" en premier... essuyant ainsi les premiers émois de grand-parents qui prendraient presque notre place de parents, tant ils sont plein d'amour pour leur descendance.... Pour Julie, c'était un défilé permanent, devant cette blondinette jolie qui prenait très à coeur son rôle d'ainée des petits enfants (rôle que Julie joue encore!!!)... chaque biberon était sollicité, chaque couche à changer était un honneur, chaque sourire était exclusif et enjoleur.... chaque "arrheu" était merveilleux... Quand on a vingt-cinq ans, comme c'était mon cas, lors de la naissance de mon premier bébé, on passe d'une sollicitude infinie pour ces chères mamies "gateuses" à un sentiment d'étouffement et d'expropriation pur et simple de son enfant... c'est normal... le besoin de se sentir aimée de son bébé est permanent, viscéral... on pense qu'il va nous confondre avec la mamie et nous bouder, nous ignorer, à jamais... On devrait nous dire avant l'accouchement que ces petits bébés dodus grandissent vite, et ne confondent jamais... ils savent, dès leur premier souffle, que vous êtes leur maman... que c'est vous, l'élu de leur coeur... il faut vieillir pour le comprendre... et entendre son enfant vous dire qu'il vous aime-vous adore-et ne vous quittera jamais-oh non jamais!!!!!.... pour être rassurée... être mère à 100%... et heureuse d'avoir des mamies aussi proches de leurs petits-enfants....

Les mamies ont des soucis... en ce moment. Le temps passe et des fois, des caps sont difficiles à passer. On vous annonce la pré-retraite, on vous promet que cela vous permettra de mieux profiter, de voyager, de vous lancer dans des combats associatifs... mais c'est sans compter sur les problèmes de santé qui se pointent alors que du temps où vous étiez en activité, rien ne vous tombait dessus... rien...

Ma maman a eu un AVC, ma belle-maman une pancréatite... alors qu'elles étaient encore dans la cinquantaine... bien en forme...
De ces "coups de la vie", elles sont ressorties différentes... affaiblies, sujètes à la déprime... où à l'inverse, elles sont des fois très exaltées, incontrôlables, hyper-actives... comme si l'entre-deux, la normalité, avaient donné place à deux comportements extrêmes... De plus, la gestion de la ménopause se greffe par là-dessus, éreintante... bref... rien de très facile à vivre... alors qu'elles avaient du temps devant elle... plein de temps.... et plein de projets en tête...
Ma maman est venue passer Noël ici cette année... elle a beaucoup dormi... n'a mis le nez dehors qu'une fois, et n'a eu goût à rien...
Ma belle-maman a eu une fin d'année mouvementée, suite à l'hospitalisation d'un de ses petits-fils pour un pneumocoque... elle s'est beaucoup donnée... Hier nous avons pris la journée pour aller lui rendre visite dans le Gers... où elle est hospitalisée pour passage dépressif, crises d'angoisse...
Si on m'avait prédit cela, à la naissance de Julie, et à celles de mes deux autres filles, j'aurais aimé leur donner chaque biberon à faire... chaque couche à changer... chaque sourire à regarder...
Si j'avais su que ma maman deviendrait quelqu'un d'autre suite à son AVC en 2001, et perdrait toute la combativité dont elle avait fait preuve toute sa vie, j'aurais sans doute choisi de ne jamais quitté Le Havre, de ne jamais devenir fonctionnaire... déménageant tous les 4 matins, pour une soit-disante sécurité de l'emploi que je n'ai même plus ... si j'avais su...
Je n'aime pas les regrets... je ne veux pas en avoir... je mène ma vie tambours battants... je pense être une oisive, j'aime la vie plus que tout... mais je ne supporte pas que quelqu'un que j'aime plus que tout reste sur le carreau... là... loin de moi...
Ma maman m'a dit une fois au téléphone... il y a deux ans de cela... que ce serait plus facile d'avaler la boîte de médicaments toute entière, celle prescrite pour son cholestérol, pour ne plus être dans cet état végétatif... celui qui la met à plat régulièrement, qui l'énerve tant... elle pleurait... me disait que de toute façon, elle n'avait jamais eu de chance dans sa vie... juste un répit entre ses trente-cinq ans, jour où elle a quitté mon père, et ses cinquante-cinq ans, jour de son AVC... que c'était court vingt ans de bonheur, pour toute une vie... qu'elle savait qu'elle n'en aurait pas plus maintenant, de belles années... elle a raccroché, déterminée à en finir, et m'a laissée avec mon impuissance, à 750km d'elle, complètement paniquée, prête à taper dans le mur et à me demander pourquoi cette femme si merveilleuse avait eu cette saloperie d'AVC...
Elle m'a dit un jour, qu'elle pensait que cet AVC découlait des années de violence conjugale qu'elle avait subi... qu'il avait grandi en elle, toutes ces années... pour éclater un jour, sournoisement... comme une tumeur qui s'infiltre lors d'un drame de la vie... attend... et s'annonce à vous un beau jour... alors que vous remontez tout juste la pente...
La vie ne pardonne rien...
Elle sait rappeler à l'ordre, tout le temps....

J'ai regardé ma belle-maman hier, en prenant l'air dans le petit jardin devant l'hopital où elle réside... elle était assise autour d'une table de jardin, la brise sur les joues, le regard pensif... les lèvres contractées par les anti-dépresseurs... j'ai pensé à la mienne, qui avait eu le même regard vide deux mois avant... je me suis demandée à quel moment, il faut avoir conscience qu'on est dans la meilleure partie de sa vie... à quel moment, il faut concrétiser son rêve le plus fou car après ce sera trop tard... à quel moment, il fait prendre le temps de vivre à fond car tout peut s'arrêter du jour au lendemain...
Je me suis demandée si je leur disais assez combien je les aimais... à toutes les deux...
J'ai pris ma belle-maman dans les bras avant de partir et je lui ai dit que je l'aimais...
J'ai appelé ma maman juste avant qu'on parte dans le Gers, la veille au soir, et je lui ai dit combien je l'aimais...

Le paysage du Gers, le trajet en voiture, ont eu un effet thérapeutique sur moi...
J'aime me "vider" la tête, me laisser aller, quand je suis passagère en voiture...
Je suis rentrée fatiguée mais toujours aussi persuadée que ce que je vis avec mes enfants chaque jour est un moment qui ne reviendra pas...
Je suis persuadée que les mamies auront encore plein de moments à partager avec mes filles...
Elles vont s'en sortir... je le sais...
J'ai confiance en la vie... j'ai confiance....

mardi 26 février 2008

Quand il pleut...

... faut bien s'occuper... à l'intérieur. Bon, je sais, y a des millions de possibilités de s'occuper. Dedans. Surtout quand on est au grand complet (nous 5)... en vacances... emplis de l'envie commune de prendre le repos qui nous échappe le reste du temps...
Nous sommes assez simples. Dans notre façon d'être. Et ce depuis toujours. Il fait beau : on largue tout et on va prendre l'air, en famille. Il fait moche : on végète tard le matin, on déjeune en discutant longuement, on prend le temps de répondre au téléphone dès 10h étalé sur le canapé (alors que d'habitude on laisse le répondeur ou on tient le combiné coincé entre l'épaule et l'oreille, affairé à cuisiner en même temps, à vider les courses, à faire des signes despérérés à sa fille là-haut qui appelle "maman????????????" depuis un quart d'heure sans même voir qu'on gére dix mille trucs à la fois...).... c'est bien les vacances à la maison... aussi... surtout quand on fait passer la vie familiale avant tout... et qu'on ne reporte rien au lendemain... jamais... des fois qu'il n'y est pas de lendemain??????

Donc aujourd'hui, pluie. Ce qui veut dire finir le "coup de jeune " de la cuisine... bah oui... je vais encore vous faire un "avant-après" bien kitsch... mais, bon, c'est mon blog, je fais ce que je veux. Na.

Nous avons fait avec les moyens du bord (comprenez budget limité car jamais de quoi foncer chez Ikea ou Castorama pour s'offrir le kit complet tout beau, tout neuf... bah non, y a toujours autre chose qui flanche avant... genre le frigo ou le four... hautement nécessaires... la voiture a vidangé... l'appareil dentaire de Julie a payé... les voyages scolaires de neige a réglé... bref, vous voyez quoi... les répits financiers sont inexistants...)... donc on a opté pour l'huile de coude... enfin, surtout mon chéri... car moi, je supervise beaucoup (!!!)... avec pour excuse en béton ; je-fais-le-repas-et-je-gère-les-filles-pendant-ce-temps-mon-amour!!!!!... ça le fait bien... surtout le "mon amour" au bout... si si... vous devriez essayer....

Revenons au sujet... à la cuisine...
On a gardé toute la structure, caissons, disposition, etc...
Les frais ont été minimes... vraiment... beaucoup de bricoles , de peinture, de laminé, de paniers...
Mais trois fois rien au bout du compte....
J'envisage de poncer et peindre mes chaises... j'en sais rien... de les peindre en couleur bien sûr... fidèle à moi-même... je sais pas... j'hésite... j'ai acheté la peinture "laque"... elle attend dans mon garage... bien sagement...

Bon allez, je file. Suffit pas d'en parler de la cuisine, faut s'en servir aussi. J'ai des bouches à nourrir...
Promis je ne vous embête plus avec ma déco... sinon vous allez trouver ça lourdingue, à force...
Et puis Julie a reproduit notre maison en version Sims... elle vous concocte une visite guidée... pas si loin de la réalité...
Demain si le temps le permet, on va aller voir papy et mamie... dans le département voisin..
Changement de décor...

Avant:
Après:

lundi 25 février 2008

Les Sims

Je suppose que vous connaissez ce jeu? Allez, réfléchissez bien... vous les avez déjà vus quelque part... forçément... voyons, tout de même, je parle des Sims bien sûr!!!!
Julie est accro depuis ses huit ans... allant au gré de l'évolution du jeu... passant des fois par des dérivés comme Second life, Albatros... se jetant des jours à corps perdu dans des batailles effrénées sur Wow, avec son père et ses soeurs... mais elle finit toujours par revenir à ses Sims chéris....
Hier elle a passé son après-midi à refaire notre maison, pièce par pièce, à se dire qu'elle ferait bien une vidéo de ce qu'elle a envie qu'on fasse en famille pendant les vacances scolaires (non, pitié, pas la patinoire!!!!!!!!!!!!)... et voilà le résultat obtenu....
Nous sommes bien sûr tous représentés, Jean-Phi, moi, Julie, Manon et Zoé... même la chienne...
Je tiens à rectifier le tir, j'ai un pyjama bien moins sexy quand je me lève!!!! et je suis bien moins jeune que ma Sim!!!! (mais bon, tout est sorti de l'esprit de ma fille, c'est glorifiant!!!!)
Autre précision, Julie aime le Gothic Lolita mais ne se balade pas en froufrou et porte-jarretelles!!!
Jean-Phi a des lunettes, normalement... comme quoi Julie n'y fait même plus attention!!!!
Voilà...
C'est donc Nous, à travers les yeux de mon ado de treize ans...
Elle a mis une chanson que j'aime beaucoup en fond sonore... "Dare"... de Gorillaz...
C'est sa première ébauche...
Je pense qu'elle nous mettra d'autres fois en scène.... ici... plus tard...
C'est un essai....
C'est parti mon kiki:


dimanche 24 février 2008

Ailleurs...



Quand j'étais adolescente, je voulais partir ailleurs. C'était une constante, une obsession. Je crois que j'avais une soif de compenser le statisme et la noirceur des premières années de ma vie par une mobilité géographique colorée, lointaine et ensoleillée...


Ma mère y croyait à moitié et espérait bien le contraire. Elle se disait que de toute façon, je resterais au Havre, comme tout le monde, travaillerais sur le port dans une quelconque compagnie maritime, comme tout le monde, et fonderais une famille avec un normand du coin, comme tout le monde....
Je n'ai pas fait comme tout le monde.
Le "normand du coin" avec qui j'ai fondé une famille est légèrement natif d'Agen....
Je ne travaille pas dans une compagnie maritime mais dans une administration qui me laisse suivre gentiment mon conjoint au gré de ses mutations... pour le moment...
Je ne vis pas au Havre, mais à Bordeaux...

Côté exotisme et éloignement, y a pire... (pour ma mère)... ou mieux (pour moi)....
Mais c'est déjà très bien... j'aime cette région... il y fait bon vivre, on y mange bien, le climat est plus agréable que celui de ma Normandie natale... rien à voir....
Si je m'étais écoutée, si je n'avais pas cédé aux pleurs de ma mère qui ne voulait pas que je parte vivre loin... je serais loin...
Déjà enfant, j'avais dans l'idée de faire un métier dans le tourisme... j'ai fait des "études" (bien grand mot, juste deux ans après le bac...) dites linguistiques et commerciales... au cas où...
Interprète me tentait bien... accompagner, voyager... peut-être était-ce un peu idéalisé, dans ma tête de petite étudiante qui n'était jamais allée ailleurs en vacances qu'à Etretat, Sainte-Mère-Eglise ou Quimper... en tout cas, j'y croyais ferme...
Mais ça ne s'est pas fait...
Une cousine éloignée à moi est rentrée G-O au club Med, est partie travaillée au Sénégal, et je ne sais où... il a suffi qu'on se revoit lors d'un mariage pour qu'elle me fasse comprendre que sa vie, c'était "Les bronzés" en bien moins rigolo... pour que j'aterrisse un peu de mon nuage touristique... et prenne une toute autre direction, plus nourricière et stable... que vous connaissez déjà...

En dépit du fait que je sois partie du Havre pour travailler à Paris (ville que j'aime mais franchement pas exotique), je suis restée à rêver d'ailleurs... bien longtemps... comme si je n'avais pas dit mon dernier mot... comme si tout cela n'était qu'une parenthèse dans ma vie... le temps de me marier, de faire des bébés... et après, on remet ça... on repense à ailleurs...
Pour patienter, j'ai eu la chance de pouvoir voyager un peu, pour calmer mes ardeurs... nos salaires de petits boulots, en plus d'être étudiants, nous ont permis à Jean-Phi et moi, d'aller en Tunisie, une semaine... en avril 1990... c'était l"euphorie... j'avais l'impression de partir à l'autre bout du monde... loin... et pourtant... c'était tout près...
Nous en gardons un souvenir ému et si c'était à refaire, on serait plus dégourdis... c'est sûr... nous avions tout juste vingt ans....

Puis nous sommes partis travailler à Paris, tous les deux, nos affectations en poche... nous avons profité deux ans de notre liberté de couple sans enfants, de la capitale et de ses atouts... et nous sommes partis quinze jours aux Canaries en octobre 1992... loin de la grisaille et des embouteillages... tout heureux...
C'était un très beau voyage. Nous en gardons un merveilleux souvenir... Ténérife est une très belle île. Nous avions loué une voiture et avons visité tout, de long en large et en travers... Notre hotel était situé à Los Cristianos, près de la Playa de las Americas... c'était très beau, les murs blancs, la mer d'azur, les fleurs colorées, la piscine d'eau de mer... nous gardons un très beau souvenir de la journée à chercher Nasca, perchée tout là-haut, à visiter Puerto de la Cruz, à grimper au volcan (El Teide)... j'aimerais beaucoup y retourner, et voir Lanzarote... un jour...

Nous nous sommes mariés en août 1993, un 28... je me souviens que cette décision a été prise sur une plage de sable de Ténérife... j'étais allongée comme une crêpe, après un bon bain de mer, mon Jean-Phi à mes côtés... entre deux phrases anodines, j'ai proposé... "tiens si on se mariait???"... "bah oui, tiens, t'as raison...on se marie"... Jean-Phi et moi n'avons jamais rien fait dans le romantisme et l'inattendu... c'était une continuité logique... pas une nécessité religieuse puisque nous ne nous sommes pas mariés à l'église... non... c'était juste... quelque chose qu'on avait envie d'offrir à nos deux familles, à nos amis... une vraie fête...

Ce mariage est encore présent dans beaucoup de mémoires. Et je suis toujours émue de revoir les oncles, les tantes, les cousines, m'en parler avec nostalgie et bonheur. C'était une merveilleuse journée... trop courte... mais mémorable...
Nous n'avions pas fait de liste de mariage... nous voulions juste une chose... partir... loin... ailleurs...
Nous avons eu de quoi nous offrir deux billets d'avions aller-retour pour la Thaïlande...départ début octobre 1993... un mois de vacances loin de tout... avec juste nos deux sacs à dos, le minimum en vêtements, notre guide du routard et notre "anglais" niveau étudiant pour s'expliquer sur place... il n'a servi à rien... ou très peu... dès la sortie de l'aéroport à Bangkok, nous avons compris que nous avions sous-estimé l'ampleur de la tâche... se débrouiller seuls et sillonner la Thaïlande en un mois... c'était bien plus ardu que prévu... je me revois dans le petit train entre l'aéroport et le centre de Bangkok, à regarder le paysage, à écouter la langue mélodieuse des thaïlandais assis à mes côtés... j'ai commencé à me dire que ma vision de l'exotisme que j'avais enfant était un peu idéalisée, européannisée et totalement puérile... j'ai regardé mon homme avec un sourire complice qui voulait dire "je crois qu'on est dans une sacrée galère, mon chéri"... Nous sommes descendus du train, sous une chaleur écrasante, souillés par une poussière constante... nous devions trouvé la gare des bus et filer vers la rivière Kwaï, première étape de notre itinéraire fait sur un bout de papier... nous avons tenté de demander des renseignements à des thaïlandais affairés dans le brouhaha de leur stand de bouffe... les marchés sont si nombreux là-bas... on trouve à manger à chaque coin de rue... personne ne nous comprenait... nous avons sorti nos cartes, avons tenté trois mots d'anglais... un rick-shaw est arrivé, de suite, commandé par un type du marché qui avait réussi à capter trois mots de nos bafouilles desespérées... avant cela, il a fallu boire un peu... et manger... une petite mamie thaï nous a donné quelques nems et une soupe... je la revois parfaitement, toute petite, adorable, assise sur un truc branlant, les pieds trempant dans une cuvette d'eau... elle nous a donné à manger, nous avons souri quand elle a sorti des feuilles de salade de la fameuse cuvette pour les mettre autour des nems... tout allait être sous le signe du dépaysement, de la surprise, de la convivialité, de la peur aussi, pendant un mois... à aller du Nord au Sud... avec trois fois rien en poche... mais heureux...
Ce fut un voyage hors du commun...
Tant de choses se sont passées sur place...
Jamais nous ne pourrons refaire le même périple...
Et puis la plage que nous aimions tant à Koh Phi Phi, a été dévastée par le tsunami...
Nous avons découvert cela, comme tout le monde, un jour, assis sur notre canapé... bouche bée...

La vie étant ce qu'elle est, pleine de moments inattendus, nous avons continué notre périple de petits globe trotters un beau jour d'août 2003...
Depuis l'arrivée des filles, nos vacances se résumaient à l'hexagone... nous avions fait la côte d'azur, vers Hyères et Toulon, Cassis, inoubliable... le Lubéron, magnifique... l'Ardèche, où ma meilleure amie vit, fief affectif pour moi... Strasbourg, l'Alsace, très joli... la Bretagne, du nord au sud, deuxième patrie... puisque nous avons de la famille là-bas... Les Pyrénées, les Landes, tout près... jusqu'au moment où nous avons repassé la frontière pour se prélasser dans le doux paysage de la Catalogne, chère à mon coeur... la France a de quoi satisfaire, malgré tout, tant les paysages sont divers... j'aime mon pays... beaucoup.... c'est en voyageant un peu qu'on le découvre...
Je disais donc qu'en 2003, une opportunité est arrivée... incroyable, inespérée, gigantesque...
Nous étions invités au mariage du cousin de Jean-Phi, parti vivre aux Etats-Unis depuis déjà quelques années... et ce, à Portland, dans le Maine...
Le premier réflexe, raisonnable, résigné, financier, fut de décliner l'invitation...
Mais c'était sans compter sur l'acharnement de mes beaux-parents, bien déterminés à ne pas faire seuls le voyage, et à ne pas nous laisser en France...
Nous sommes partis quinze jours... le début du séjour commençait à New York... ville fantastique... que j'ai adoré... trois jours de première étape... nous avions échoué dans un hotel du West Side (101e et West End)... complètement débarqués de notre échelle européenne... largués sur un grand boulevard... immense... le décalage horaire n'aidait pas à se sentir d'attaque... les buildings me donnaient déjà le vertige alors que je ne levais que la tête...endolorie... il fallait presque me pincer pour que je réalise où j'étais... Zoé tétouillait frénétiquement l'oreille de son doudou dans sa poussette, encore ornée des étiquettes de l'aéroport... Julie était euphorique, comme en terrain connu... Manon nous demandait "C'est quand qu'on retourne dans l'avion, c'était trop bien dans les nuages!!!!!"....

Je voulais tout sauf retourner dans l'avion... non pas que j'y avais eu peur, j'avais beaucoup dormi... nous avions fait notre déménagement de Rouen au Havre 48h avant, j'étais sur les rotules... non, je voulais me nourrir de cette terre américaine, que je ne pensais jamais fouler un jour... profiter de cette chance qui m'était offerte... parler enfin anglais, langue que j'avais apprise avec ferveur, et qui restait au stade de souvenir.... la plupart du temps..
L'émotion devant Ground Zero a été silencieuse et pleine de questionnement... comme si je doutais presque d'être pile à l'endroit que j'avais vu s'effondrer depuis mon salon, un 11 septembre, au milieu d'un après-midi parisien ensoleillé, semblable à un autre..
Nous avons loué une voiture familiale, il fallait y rentrer à 7, bagages compris...
Nous avons parcouru l'état de New York... ce serait long et probablement ennuyeux pour vous de tout vous raconter... et j'ai une très mauvaise mémoire des noms de ville... Jean-Phi a fait cela très bien, sur son blog, ici.... c'était merveilleux, gigantesque... irréel des fois...
Je peux affirmer aujourd'hui que c'est le plus beau voyage de ma vie...
Je ne sais pas si j'y retournerai un jour mais j'y compte fermement...
L'espoir fait vivre...
Et puis franchement, si je devais vous dire à quoi je rêvais quand j'étais enfermée dans ma chambre, petite, à vérifier les battements de coeur de ma maman, dans la pièce voisine... si je devais vous dire que je rêvais juste d'avoir un soir de ma vie sans cris et pleurs... un soir où il ferait bon manger autour de la table de la cuisine, avec mes parents et mon frère, à se raconter notre journée d'école, à rire, à s'écouter... à s'aimer... si je devais vous dire que la chance de ma vie a été de croiser un jour celui que j'aime aujourd'hui... si je devais vous dire que j'ai une hargne et un côté impulsif bien difficile encore à freiner aujourd'hui... que diriez-vous????
Vous diriez que la roue tourne...
Que l'enfance n'est pas indélébile... qu'elle ne colle pas à la peau...
Que tout peut changer...
Qu'il faut se donner les moyens de le faire, d'y arriver... chaque jour...

Mon passé fait partie de moi... et sa noirceur a permis de me pousser vers un optimisme que je suis contente de posséder chaque jour...
J'espère qu'il se ressent dans mes mots, malgré les retours en arrière... l'alcoolisme ne m'a pas emportée avec mon père... la prématurité de Manon ne m'a pas mise à terre... l'encoprésie de Zoé est juste là pour me "maintenir" à la maison, encore un peu plus, pour rattraper l'enfance que je n'ai pas eue, au travers celle de mes filles...
Sinon je serais encore à courir après je ne sais quoi... je le sais... je serais ailleurs qu'ici...
A rattraper le temps perdu.... peut-être..

vendredi 22 février 2008

Histoires de mini-jupe....


Il règne sur la région Aquitaine comme un air de printemps ces temps-ci. Il fait un ciel bleu éclatant, les températures atteignent entre 15 et 20° l'après-midi... le café peut être pris sur la terrasse sans gros pull et des fois, le soleil tape un peu sur la casquette... je ne vais pas m'en plaindre. J'adore la luminosité, la chaleur.

Les hommes adorent aussi la venue du printemps. Mais pas pour les mêmes raisons que nous, les femmes. Je vous le disais, moi, j'ai le réflexe de mettre le nez dehors, de jardiner, de me prélasser, et ce dès lors qu'il fait beau... . Mais la gente masculine a d'autres déclics, plus subtils, face aux premiers rayons du soleil.

J'en ai pour preuve deux conversations en une semaine d'intervalle.

La première s'est faite avec mon vétérinaire (je vous rassure, c'est celui de ma chienne, moi je vais chez un généraliste quand je suis malade, tout de même... nous n'avons pas la même pilosité!!!!)... Nous avons une chienne bichon, adorable, de 10 ans. Nous l'avons "sauvée" (c'est un bien grand mot mais je sais pas comment dire) de l'euthanasie. Elle était reproductrice dans un élevage de la région. Et ne voulait plus du mâle. Epuisée, dégoûtée, j'sais pas. En tout cas, depuis six ans que nous l'avons, dès qu'un poilu sur pattes vient lui renifler le derrière, elle s'asseoit. Si c'est pas du refus catégorique, çà mon gars, faudra m'expliquer. En tout cas, elle bouge pas ses fesses et attend que le grand toutou (car ce sont toujours des labradors ou des colleys qui viennent la draguer) aille voir ailleurs si elle y est...
Bref, tout ça pour dire que nous avons une chienne qui a eu besoin d'aller refaire ses vaccins y a une semaine.

Le véto est très sympa, et il adore ma boule de poil (ma chienne, vous l'aviez compris).
Il était en train de la piquer sournoisement pendant qu'elle me jetait un regard qui disait "reste-pas plantée là, toi, sors moi de là!!!" quand il a engagé la conversation.

"Elle est vraiment gentille, votre chienne... elle a beaucoup d'activités????"

J'ai pas eu trop à réfléchir vu qu'elle est la reine de la "carpette"... pire qu'un chat....

"bah si on considère que d'aller de son panier fourré à notre tapis poilu, puis au jardin, c'est de l'activité, on peut dire qu'elle en a..."

Jean-Phi était là, les bras croisés. Il a rajouté.

"Oui enfin, le tapis poilu, tu l'as enlevé pour remettre le marron sans poil... elle a boudé toute la soirée..."

(ma chienne vous remercie pour vos conseils déco les filles, voir mon billet sur mon salon avant et après!!!)

Je me suis retournée vers Jenfi.

"Oh elle s'en remettra, c'est presque le printemps, il ne fait plus froid par terre maintenant..."

Le véto m'a regardée et a souri, puis s'est adressé à Jean-Phi.

"Alors votre femme dès qu'elle voit un rayon de soleil elle ne met pas la mini-jupe, elle enlève le tapis poilu!!!??? c'est marrant chez vous!!!"

Je n'ose pas vous décrire ma trombine... Moi en mini-jupe. Comment cela a-t-il pu venir à l'esprit de mon petit véto si timide d'habitude????

Je vous dis, les hommes ne réagissent pas comme nous aux premiers bourgeons...

Deuxième conversation, avec mon homme cette fois, mardi soir, à la sortie de l'école des filles.
Nous y allons souvent à pieds. La sortie est à 17h, ça prend quinze minutes en se baladant. C'est très agréable. Et Jenfi étant des fois rentré du boulot (fonctionnaire il est!) il m'accompagne volontiers.
Nous arrivons toujours cinq minutes avant la sonnerie et en profitons pour bavarder avec Pierre-Paul-Jacques que nous connaissons bien. De tout et de rien. Des enfants, du beau temps, du boulot. Du qu'est-ce-que-t'as-projeté-ce-week-end????. Bref vous voyez.
Mardi soir, beau temps. Super chaud même.
Moi j'avais mon manteau long (armure de la trentenaire en fin de parcours)... et je tenais solidement la poussette de Noé, affairée à discuter avec le papa de Yohann, Jean-Phi à mes côtés... Soudain j'ai eu le sentiment de parler dans le vide. J'avais pas dit une connerie. Non. Mais ni mon homme, ni le papa de Yohann n'écoutaient plus ma douce voix. En fait j'ai compris de suite. Il y a une jeune maman asiatique qui vient chercher ses enfants chaque soir et qui est franchement la copie conforme d'Anggun (voir plus bas). Là, même ma conversation ô combien intéressante ne fait plus le poids. Vous comprenez, les deux paires d'yeux avaient comme un mal indescriptible à revenir vers moi... la jeune maman en question arborait une mini-jupe volantée, charmante. Elle avait des bottes hautes... une petite veste cintrée... magnifique. Non, je sais aussi reconnaître quand une femme est belle, et apprécier. Je tiens à l'avouer.

J'ai dit à mon homme.

"Ca va, tu tiens le choc????"

Il m'a dit le truc le plus ridicule qui soit.

"hein....euh, elle n'a pas une belle peau ces-temps-ci, on voit que c'est l'hiver..."

J'ai bondi.

"Depuis quand tu regardes la peau de cette femme, mon chéri????"

En plus il avait les yeux nettement placés ailleurs.

"Hein quoi?????"

Ok, il était sous le choc... la maman a dû se baisser pour ramasser son plus petit étalé au sol... point trop n'en faut pour mon petit bonhomme de mari. Point trop....

Vous conviendrez que les premières lueurs printanières provoquent de sérieux émois
.
Pour vous aidez à vous mettre dans l'ambiance locale, je vous joins une vidéo de la belle Anggun, que je trouve vraiment jolie...
Un ami à nous, qui était notre témoin de mariage, a fait le tour du monde (veinard!) et est revenu avec une certitude... les plus belles femmes du monde sont indonésiennes....
Je veux bien le croire... sans même être allée vérifier!!!

mercredi 20 février 2008

Véro... de l'autre côté de l'Océan....


Je ne sais jamais si je fais bien ... de vous parler de l'autre Véro que j'étais. Je ne sais jamais parce que cela peut vous mener vers des sensations nouvelles envers moi... et j'ai trop besoin qu'on m'aime pour supporter votre rejet...

Rejetée, je l'ai été par mon père... je crois avoir déjà dit ma souffrance dûe à une telle incohérence... je crois avoir fait un portrait de mon papa assez effrayant mais c'est ce que j'ai en moi comme sentiment effarouché... j'aimerais me débarrasser de cette peur, de cette frayeur... mais je n'y parviens pas...

Ma seule solution pour me sortir de neuf années (les premières de ma vie) de violence parentale, a été de mettre tout dans un coin de mon esprit et de fermer la porte du souvenir à double tour... au risque de réfuter l'idée d'avoir eu un père un jour... oublier, faire peau neuve... ça m'a sauvée...

Lui était capable de tout oublier, le matin, au réveil... il ne se souvenait jamais de rien... pas même d'avoir pesté du bout de sa table depuis la fin du repas, avec sa cigarette et sa bouteille de rouge... râleur et grossier... affairé à refaire le monde... à nous dire qu'on lui pourrissait la vie et qu'on l'énervait tout le temps... il prenait un malin plaisir à crier fort, à nous éteindre la télé, seule chose capable de couvrir sa voix... il en était très irrité, car ma mère augmentait le son à chaque fois qu'elle sentait ma main trembler à l'idée qu'il allait se lever de table et venir nous bousculer... je n'arrive pas à oublier certaines scènes, comme le soir où il était excédé de me voir autoriser à regarder "Sissi impératrice" pelotonnée contre ma mère... heureuse...il a pris le coup de sang, a débranché les fusibles du compteur électrique...et les a mis dans la bouche de ma mère, pour qu'elle les "mange"... il lui a cassé toutes ses dents de devant... elle faisait tout pour ne pas les avaler... le sang a coulé, encore... et je suis partie au lit, tremblante, les larmes aux yeux, avec un coup de pied aux fesses... sans voir la fin de Sissi... il a fermé ma porte de chambre à clé, comme toujours, car dès que ma mère pleurait, je sortais de mon lit et me précipitais pour la tirer vers ma chambre quand elle gisait au sol... m'enfermer à clé était la seule solution pour me canaliser... je n'avais jamais le temps d'aller faire pipi... je faisais des fois dans mon lit, mais il me grondait... alors j'ai appris à me retenir... longtemps... mais aujourd'hui, je le paye...
Le pire devait arriver... il l'avait dit... il aurait la peau de ma mère... j'ai déjà tout dit ici
Une fois... un soir...

Mon père était toujours très calme, le matin...
Il me voyait le dévisager devant mon bol de lait chaud et mes tartines... cherchant dans son regard si c'était mon papa d'hier soir où celui qui parlait très peu le reste du temps... qui partait travailler calme et rentrait le soir habité d'une rogne que je ne comprenais pas...
L'alcool n'est pas perceptible pour une petite fille... de moins de neuf ans... moi je ne savais pas que tous mes problèmes venaient de ce liquide rouge contenu dans la bouteille qui était toujours auprès du verre de mon père... elle était là, chaque soir depuis ma naissance.. pleine, puis vide... elle faisait partie de la famille... je croyais que tous les papas buvaient ça...
Je ne me suis jamais posée la question de savoir pourquoi mon père gesticulait, déversait son mal-être sur nous, frappait... c'était lui... c'était comme ça....
Jamais je n'ai su... du temps où je l'avais auprès de moi...

Quand mon père est sorti de l'hopital où on avait recousu ses blessures... il a été directement placé en cure de desintoxication... pour son bien...
Il est sorti de là, probablement sevré... mais il n'avait plus de foyer, plus de femme, plus d'enfants, qui l'attendaient... il vivait dans la caravane familiale... le partage des biens avait été fait... je pense, j'étais petite pour me préoccuper de ça... nous vivions avec ma mère... nous avions le droit de le voir un week-end sur deux... il nous amenait dans un petit resto-snack de la plage, nous payait la foire où le ciné... puis vers 16h, il avait soif, et nous devions le suivre dans un bar... parmi des hommes qui sentaient fort, parlaient fort, fumaient trop et étaient rouges... je me sentais mal et je demandais à rentrer à la maison... ce qui mettait mon père en boule... et il s'énervait alors sur moi, me disait que j'étais une pleurnicheuse, qu'il ne m'aimait pas, qu'il n'avait jamais voulu de moi et qu'il n'avait pas poussé assez fort ma mère dans l'escalier la veille de ma naissance (je suis née prématurément)... qu'il n'oublierait jamais ma silhouette droite devant lui, le fameux jour de juin 1978, pétrifiée, mes pieds baignant dans la mare de sang qui sortait de son abdomen... j'avais conscience de n'avoir rien fait... et j'avais senti qu'il avait compris que dans mon regard, se lisait une seule chose.... "papa, vide-toi de ton sang, car si tu te relèves, tu vas probablement me tuer"...
C'est atroce de devoir vivre avec une telle pensée...
J'ai très peur des choses moches que mon esprit a osé me chuchoter... c'est très dur pour moi de livrer ces choses que la petite fille que j'étais a osé espérer...

Mon père a fini par ne plus nous prendre un dimanche sur deux, stoppé par ma mère et par son avocat suite à un malheureux dimanche où il a tenté de réparer ce qu'il n'avait pas pu finir, ce soir de juin 1978... j'en ai déjà parlé ... mais il y a eu d'autres tentatives pour réparer l'erreur... dont je n'ose même pas me souvenir... pas ce soir....

Mon père est allé en prison, un an... suite à ses tentatives de "réparation", à des conduites en état d'ivresse sur la voie publique, et suite à un non paiement de la pension alimentaire... j'ai jamais vraiment su quelle "faute" avait provoqué son emprisonnement... j'ai reçu une lettre de mon père, un jour... et je suis allée m'enfermer dans la chambre avec mon frère pour la lire... je devais avoir treize ans... je lisais les mots d'un père affaibli, malheureux, qui souffrait et disait nous aimer... avoir tout gâché... et qui réclamait notre présence...

Nous ne sommes jamais allés le voir en prison...
C'est un regret avec lequel je dois vivre aussi...

Mon père a fini par vivre dans la rue, suite à sa sortie de prison... je l'ai su car un jour, accompagnée de mes amis, je l'ai croisé... je sortais du lycée... c'était l'année du bac... je marchais sur le trottoir et j'ai vu un homme qui avait une doudoune beige comparable à celle que mon père portait le dernier dimanche où il nous avait pris avec lui... il y avait des années déjà... il était sale, la bouteille à la main, chevelu, mal rasé, crasseux... je suis passée devant lui... je l'ai regardé, touchant même sa chaussure tant ma démarche tremblait... effrayée... triste... il ne m'a pas reconnue... je revois cette scène comme si c'était hier... blessée... en colère contre la vie... contre lui., contre moi.. il était devenu clochard...

Un jour de 1991, nous avons reçu un appel chez ma mère, mon frère et moi, pour nous demander si nous étions bien les héritiers de Monsieur R..... nous avons répondu que oui... c'était l'hopital du Havre... mon père était en phase terminale de cancer du foie et poumons... il n'avait aucune couverture sociale... et nous devions nous rendre vite à son chevet...
J'ai recommencé à trembler de partout et mon frère a choisi de ne pas parler. Il a toujours souffert en silence.

Quand nous sommes arrivés au service de réanimation, il était presque nu, blanc gris, très maigre et endormi... j'ai écouté le médecin nous demander "vous êtes sûrs d'être les enfants de cet homme????"... J'ai compris que nous étions trop propres sur nous pour avoir une quelconque relation avec ce qu'il était devenu... Nous avons confirmé que c'était bien notre père. Nous avons entendu un faible "Et bien, on voit de tout de nos jours, vous avez vu dans quel état il est???? vous avez une explication à nous donner pour les quatorze entailles cicatrisées qu'il a sur le torse????"...
Mon frère ne disait rien, il regardait fixement son père et pleurait silencieusement...
J'ai failli expliquer le pourquoi du comment à ce médecin mais la haine que son regard déposait sur moi était trop forte pour que je puisse me défendre sans salir encore plus cet être en fin de vie ... qui payait cher la facture... d'un alcoolisme abusif...

J'ai baissé les yeux et je me suis rapprochée de mon frère... nous sommes rentrés dans la pièce et nous n'avons rien dit...fixant cet être mis à nu, plein de blessures externes et internes... que nous avions vu se greffer à lui chaque jour de sa soif de vie... sans rien pouvoir faire... sans même le connaître...
Il est décédé le 25 mai 1991...
Nous avons eu le temps de lui dire au revoir...
L'hopital nous a appelé pour nous dire qu'il lui restait quelques heures...
Quand nous sommes arrivés, il faisait une hémorragie...
L'odeur tant malsaine de son sang qui avait collé à mes pieds nus en juin 1978 revenait à mes narines...
Il a réclamé à nous tenir la main, à nous, ses enfants... et à sa "femme"... celle qu'il avait tant aimé... sans le savoir... ma mère... venue à son chevet...
Il a été "lui-même" le jour de sa mort... l'unique jour pour moi... du chemin fait avec lui...
Jamais je ne l'avais entendu dire qu'ils nous aimaient...
Nous avons parlé de nos vacances à Quimper en 1976, seul vrai bon souvenir que nous avions en commun... de cette vie si courte avec lui, et si tourmentée...

Il est parti... me laissant à l'aube de ma vie de femme avec une envie de ne rien rater... de profiter de chaque jour de ma vie... d'avoir une famille, des enfants, et de leur dire chaque jour que je les aime... pour lui, pour toutes les fois où je ne lui ai pas dit, pour toutes les fois où il n'a pas su me le dire...

Cher Alcolo, chère Petite... je ne hais pas mon père... je hais le liquide qu'il a aimé plus que moi... je voudrais refaire marche arrière, ne pas naître si il le faut, puisque cela était trop dur pour lui d'avoir une fille...

Je voudrais lui dire "Papa, si seulement tu m'avais laissé le temps de grandir pour te comprendre... car aujourd'hui j'ai la maturité suffisante pour analyser ce qui pousse quelqu'un à choisir l'alcool comme morphine contre les coups de la vie... t'anesthésier doucement pour oublier... c'était ça que tu voulais, n'est-ce pas???...
Aujourd'hui je suis une mère et je sais que j'aurais pu te regarder sans peur, te parler, te laisser me dire pourquoi tu as noyé toute ta vie dans un verre de vin...
Mais tu es parti trop vite..."

Peut-être qu'il m'entend quelque part...
En tout cas, j'ai joué cash ce soir...
C'était normal..
Cher Alcolo, vous m'avez appris le courage et l'honnêteté...
Ne perdez jamais l'idée que votre fils vous aime... certainement plus fort que vous ne l'imaginez...
Merci de m'avoir lue.

mardi 19 février 2008

Previously on....


Je suis fan de Séries US. Je pense l'avoir déjà dit, mais c'est pas grave. Tout le monde sait que je ne suis pas toute jeune (39 bientôt), donc j'ai le droit de radoter... et puis je suis en manque (de séries, le reste ça va merci)... donc je comble le fait que tout soit arrêté avec la grève des scénaristes (si vous êtes pas au courant, je vous le dis, c'est réglé, ils reprennent....) en faisant un petit billet sur le sujet... (petit, c'est pas mon style, mais je vais essayer, promis)....

J'ai commencé à être fan de séries quand j'étais gosse (pour mes lecteurs canadiens, gosses = enfants... je sais, j'ai un franc parler, mais là, j'y suis pour rien)... je suis de la génération "mon samedi est à vous"... émission où on avait le choix entre plusieurs séries de l'époque dont j'ai oublié le nom (je m'aperçois que tout ce qui m'est arrivé avant mes neuf ans s'efface gravement... comme si j'étais née à dix ans... ça me fait drôle...)... je me souviens davantage des samedis après-midi avec Temps X et les "superbes" frères Bogdanoff (je rappelle que je suis la reine de la déformation des noms propres, au cas où)... enfin bref, je sais qu'on choisissait entre trois séries, en appelant un numéro de téléphone je crois... on devait départager "chapeau melon et bottes de cuir"-"les mystères de l'ouest" ou "cosmos 99"... voyez un peu le genre de ce qu'on avait à se mettre sous la dent à l'époque... je dis ça mais je regardais avec plaisir... mon frère est d'ailleurs resté un fan inconditionnel de "Cosmos 99"... série SF bien kitsch qui a encore beaucoup d'adeptes...

Plus tard sont venus les "Super jaimie", "Droles de Dame" (et dire que j'avais un poster de Farah Fawcett dans ma chambre...), "l'homme qui valait trois milliards", "Galactica", "l'homme qui venait de l'atlantide", "Starsky et Hutch" et j'en passe et j'en oublie sûrement.... c'est si loin tout ça....

Un jour, dans les années 80, est arrivé "Dallas" et là, même ma mère qui n'est pas trop télé, à bloquer sa soirée pour voir le ténebreux JR et la belle Sue Ellen se déchirer... c'était marrant... toute cette frénésie à vouloir voir la suite... quand j'y repense, c'était méga long, on n'avait jamais la fin de l'histoire, même les acteurs se lassaient et d'autres prenaient leurs places... trop dur de suivre!!!... on a même fait ressusciter Bobby Ewing pour rattraper l'audience en chute libre, le truc de dingue... et bien sûr, on a tous continué à regarder, scotchés... ça prévoyait de ce que nos mamies allaient endurer par la suite avec "Santa Barbara" et les "feux de l'amour".... (dont je n'ai jamais été fan, je vous avoue)

Puis j'ai grandi... j'ai regardé pendant mes années lycée une série nommée "Beverly hills"... je trouvais cela "neuf", américain et tout était ensoleillé, joli... assez classe... ça donnait envie de vivre aux USA... tout le monde il était beau, riche et célèbre.. pas du tout comme au Havre, ma ville natale....
Mais je me suis vite lassée....
Puis je suis partie vivre à Paris, mon concours de la fonction publique en poche... Le petit appartement que nous avions trouvé, Jean-Phi et moi, dans le quartier de la Porte de Vincennes, était équipé d'un décodeur Noos, câble quoi... compris dans le loyer... nous avons découvert plein de chaînes télé, comme MTV, Jimmy, etc... on a vite pris goût à tout ce choix et on n'a jamais pu revenir en arrière... nous ré-abonnant à chaque déménagement (nous sommes chez Canal satellite depuis sept ans).... j'ai commencé à regarder "Seinfeld", "Friends" et "absolutely fabulous".... complètement sous le charme, comme Jenfi... je crois que depuis, nous avons pisté tout ce qui se faisait d'aussi bien outre-atlantique... donnant le virus à certains de nos amis ou proches...

J'ai fait un break à la naissance de mes deux premières filles, probablement un peu prise dans la tourmente du rythme de ma nouvelle vie de maman... et peut-être aussi n'y avait-il rien à se mettre sous la dent entre 1994 et 1996???? je ne sais plus... mon homme va sans doute bondir en lisant ceci et me citer des noms de séries que j'ai zappé... mais là, j'ai un sérieux trou de mémoire...
Je n'ai même pas vu la fin de Friends, si fin il y a eu?... je ne sais même pas si Rachel s'est finalement mariée avec Ross????... pour vous dire un peu la nulle que je suis...

Je me souviens ensuite avoir suivi une série plutôt pas mal, avec Téa Léonie, où elle était une journaliste loufoque assez attanchante.... vers la fin des années 90.... mais le tître ne me vient pas... puis je suis tombée dans X-files, comme tout le monde... et puis faut dire que la SF, j'aime ça...

Est venu ensuite le début de ce que j'appelle les séries US familiales... "Once and again", "Ally mc Beal", "Joan of arcadia", "true calling", "desperate housewives", "Ugly Betty".... j'en oublie encore, je le sais, mais vous allez sûrement m'aider à remettre tout en place et en ordre chronologique tellement je me sens desordonnée!!!!...
J'ai adoré "Once and again" et j'ai pesté que tout s'arrête au bout de deux saisons... comme pour "Joan of arcadia" où je trouvais intéressant le concept de je-peux-changer-le-sens-de-ma-vie-si-j'interprète-les-signes...
Je suis toujours accro à Desperate Housewives et je prends mon mal en patience....
Je regarde "Weeds" en attendant, ou je ratrappe certains épisodes de "Médium" que j'ai loupé...
J'ai regardé les deux saisons de Prison Break avec une réelle passion et je suis très déçue par la troisième saison...
J'ai regardé la saison 1 de "Dexter" et j'ai trouvé ça décalé, mais bien...
J'adore "Heroes", mais uniquement en V.O, je n'aime pas la version française qui en a été faite...
Je suis accro à "Lost", V.O aussi... et j'attends la reprise imminente...
En fait je regarde tout en V.O, autant le dire carrément... même les films, je les préfère en V.0, sous-tîtrés si possible...
J'ai vu le début de "Bionic Woman" mais cela n'a rien à voir avec la Super Jaimie de mon enfance...
Je regarde Cold Case et je déplore la programmation télé dans le desordre qui en est faite... mais tant pis... pour voir Lilly Rush, je m'adapte à tout...
J'aime pas trop FBI portés disparus....
Je n'ai jamais vu "Les experts", ni Miami, Ni las Vegas, ni Manhattan... une vraie incohérence... mais c'est comme ça... je loupe vraiment????
J'ai juste vu une seule saison de "24h chrono" et je pense avoir eu tort... de ne pas insister...
Bon, je ne vais pas faire plus long...
Déjà que c'est un concentré de tîtres indigeste... ça suffit je crois...
En plus, j'avais promis de faire court... hum hum... je vous dois des excuses....
Je ne sais pas quel extrait vous mettre, quelle série...
J'aime tellement tout ce que j'ai cité...
Bon, vous voulez quoi????... vous aimez quoi????
En attendant, mon frère m'a demandé si j'avais déjà vu "Veronica Mars"???? ... non, encore un truc qui m'est passé sous le nez... mais bon, j'peux pas être partout non plus!

En tout cas, inutile de faire un billet sur le fait que je n'ai pas le temps de faire du sport... vous avez la réponse... je suis devant ma télé, le soir, jamais en journée... je muscle mes doigts avec la télécommande, c'est déjà un début...
Il paraît qu'à quarante ans, on a envie de redevenir belle et jeune... mince, active, sensuelle... qu'on mange bio et qu'on se met plein de crèmes anti-rides....
Ca me laisse encore un an de séries US... ouf!!!!
Faut pas trop me bousculer... j'suis assez mémère...
Vous l'aviez compris... enfin j'espère....
Stop!!!! j'ai une étincelle subite de mon enfance, un petit flash isolé vient de ressurgir de mes souvenirs enfouis... je ne sais pas pourquoi... mais ça m'est revenu, là, tout de suite.... j'ai baigné toute petite dans une ambiance noire et blanche... (premières lueurs de la télé que mes parents s'étaient offerts dans les années soixante-dix... gros sacrifice)... ma mère adorait regarder Peyton Place... avec Mia Farrow... qui m'a fait tant trembler dans Rosemary's baby... c'est assez vieux comme série... mais j'ai des images en tête... juste maintenant...
Bizarre...
Lointain en tout cas....

lundi 18 février 2008

Le planteux


Bon, à vue de nez, là, sans même vous voir, je sais ce que vous vous dites.... mais de quoi elle va parler???? Le Planteux... voyons voir, du verbe "planter"???? c'est en rapport avec le jardinage???? Ca y est, premiers rayons de soleil, printemps précoce sur la région bordelaise... la mère Véro est à fond dans la re-décoration de son carré d'herbe???? (je vous ai pas dit que je repeignais mes placards de cuisine???? Bah bien sûr que oui.... d'ailleurs, vous allez bientôt avoir droit à un billet là-dessus, vous allez voir le massacre!!!!)...Je disais donc non, je n'ai pas remis mon short, mon t-shirt bariolé militaire et mes chaussures en caoutchouc taille basse sexy spéciales-je-marche-dans-le-terreau-et-chéri-c'est-quand-tu-veux-que-tu-ramasses-les-crottes-de-la-chienne-!!!!... non, pas encore... déjà, ça fait belle lurette que je mets plus de short, c'est important de le préciser... je suis en maison mitoyenne, je dois préserver la santé cardiaque de mes voisins masculins... vous pensez bien que se baisser avec un short en jean façon j'étais-souple-quand-j'étais-jeune, juste pour planter un rosier, bah ça peut provoquer des sensations... genre hilarité subite ou étouffement en ouvrant les volets... je me dois de respecter autrui... avant tout....

Bon, revenons au sujet... non, je ne vais pas parler de jardinage. Pas aujourd'hui.

Le planteux, c'est un jeu de société.... que je ne connaissais pas... et que mon homme a ramené à la maison un beau jour de décembre... déclenchant la curiosité immédiate de Zoé et Manon....

Moi, je ne suis pas une folle des dés, des cartes, du monopoly... j'y ai joué beaucoup étant enfant... trop peut-être... pour écouler les dimanches après-midi pluvieux devant "l'école des fans" de Jacques Martin... avec ma mamie et mon frère.... ça laisse des traces... des souvenirs impérissables....

Jean-Phi m'a annoncé que son collègue et ami Claude avait lancé l'idée d'une soirée "concours de Planteux" ce samedi 16 février... dans une salle des fêtes près de St Médard en Jalles.... il est sympa, Claude... il paraît que ce jeu vient du Canada... rien que d'entendre le nom de ce doux continent ça a éveillé en moi la chaleur de mes amitiés virtuelles... j'ai eu comme une envie subite de participer au tournoi...
Pique-nique et famille sous le bras, on s'y est rendu ce samedi soir.... dans la joie et la bonne humeur d'une fin de samedi passé à nettoyer ma satanée machine à laver et son tuyau d'évacuation... (ah y a des gens qui s'éclatent le samedi après-midi, faut le savoir!)

Quelques personnes étaient déjà là quand on est arrivé... à part Claude, je ne connaissais personne, et ma timidité habituelle n'est pas une alliée de prime abord... surtout quand on décide de faire sa craneuse et de mettre les talons les plus hauts qu'on a dans son placard à chaussures... et qu'on réalise que dans une salle des fêtes, ça glisse... comme si on n'avait jamais fait des glissades étant petits dans ce genre de local utilisé pour les vins d'honneurs... ramassant la poussière, trouant notre belle jupe à volants toute neuve... courant autour des tables pleines de coupes de champagne... comme si....

Ca révisait dur dans la salle des fêtes... et à peine le sac à sandwichs posé, je me suis retrouvée assise en face de trois joueurs tous plus gentils les uns que les autres et prêts à m'expliquer les règles du Planteux... cool... moi, je suis en mode "sans neurones" le samedi soir... faut me laisser le temps de me connecter si on veut que je sois opérationnelle... là, c'était un peu me sauter sur le poil, me dire tout en vrac et m'embrouiller grave... mais bon... j'ai rien dit... j'ai souri... et applaudi l'idée d'aller manger... ma fille aînée s'est assise à côté de moi et m'a chuchotté :

Elle : "oh toi, t'as rien compris aux règles????"
Moi : "Nuance, je n'ai pas rien compris, je n'ai rien écouté!!!"

Jean-Phi a rigolé tout doucement et a continué son tour de table, sous mon regard qui voulait dire tu-te-fous-de-moi-ou-quoi????-on-a-tout-deplacé-dans-la-cuisine-st'aprem-m'annulant-toute-chance-de-faire-un-cake-salé-ou-un-gateau-et-là-tu-bouffes-à-tous-les-rateliers!!!!-je-propose-quoi-moi????-des-chips???????????!!!!!!!!.... je sais pas si vous voyez de quoi je parle mais j'aime pas piquer dans les plats faits maison quand j'en ai pas préparé moi aussi!!!!! Mon homme, lui, ça le gêne pas.... il a goûté à tout!!!!

J'ai profité du repas sur le pouce pour regarder les joueurs qui arrivaient... par vagues... tout âge, tout milieu... Julie était toujours à mes côtés, à écouter mes sarcasmes entre deux bouchées de sandwich et trois chips....
Moi : "Tu vois, chérie, le couple de soixante ans là-bas????"
Elle, mollasse : "Oui, bah quoi????"
Moi : "Je peux te dire que eux ils sont pas venus pour se détendre, c'est "on gagne, point final, et on discute pas pendant le jeu!!!!"
Elle a rigolé.

Un autre collègue à Jenfi est arrivé avec ses deux filles.

Moi : "ah, lui aussi il s'est entraîné comme un malade!!! Papa lui a filé notre jeu et ça fait un mois qu'il joue chaque soir avec sa plus jeune fille... il doit être super fort"
Elle : "tout l'inverse de nous quoi..."
Moi : "Ouais, carrément..."

Nous avons ramassé notre repas de fortune et avons disposé les tables, le tableau des scores... puis le tirage au sort a eu lieu... j'étais en équipe avec Zoé... normal, on ne quitte pas sa môman quand on a huit ans et qu'on ne connait personne... restait à savoir avec quelles équipes j'allais devoir jouer...

Je vous le donne en mille...

Super papy et mamie qui étaient à fond les ballons et super collègue qui a joué tous les soirs avec sa fille depuis un mois.... bien évidemment...
Julie était pliée en 4 et me faisait des regards complices depuis sa table...
Jenfi était mort de rire... un peu moins quand je lui au fait un regard plein de c'est-la-dernière-fois-que-tu-me-fais-ce-coup-là!!!!!!

Le tournoi a commencé...
Zoé ne pensait qu'à la coupe...
Je devais être à la hauteur.... fidèle à moi-même....
Le résultat final est tombé... totaux... prise de tête et tout...
Zoé et moi avons eu la coupe des... plus nuls!!!!! des derniers quoi!!!! Mais une coupe quand même...ouf!!!

Zoé m'a dit dans la voiture, sur le retour "elle est plus belle que celle des premiers, maman, t'as bien fait d'être nulle!!!!"

De rien, mon coeur... c'est inné chez ta mère!!!!
La coupe trône sur la bibliothèque de l'étage, fièrement..
Zoé ne se lasse pas de la regarder....
Rien que pour cela, ça vaudra le coup d'y retourner l'an prochain!!!!!

dimanche 17 février 2008

Savez quoi?????... je passe à la télé!!!!!!!!!!!!!

C'est clair, j'ai fait parler de moi cette semaine avec ma fille et sa poisse d'écolière ... dans un épisode "récréationesque"* que j'intitulerais "on-ligote-la-timide-elle-dira-rien-elle-n'a-pas-de-langue"...(*oui je sais j'invente des mots, que voulez-vous, je suis à bonne école avec mon mari qui ne fait que ça toute la journée!!!!)
J'ai effectivement fait esclandre... vêtue de noir (mince il manquait le jaune!!!) et mon doigt inquisiteur pointé vers le petit garçon valait bien tous les sabres de la terre..
Pff, comment je l'ai défrisé le petit ligoteur!!!.... pas prêt de recommencer à jouer aux petits indiens, moi je vous le dis!!!!
J'suis trop forte... j'adore sortir la Uma qui sommeille en moi...
En plus, cette fois, ça a eu un effet planétaire... (non je ne me la pète pas!!!).... quelqu'un, de l'autre côté de l'Atlantique, a eu connaissance de mon acte héroïque et de ma prestance légendaire....
Je suis flattée de vous dire que je passe au JT, concocté par un homme qui a croisé mon chemin alors que je me prélassais sur un patio si convoîté.... c'est quelqu'un de rare, allez lire son blog... vous en sortirez enrichi... moi, je grandis depuis lui....

vendredi 15 février 2008

C'est grave docteur????


Dans les moments de stress, j'ai un défaut, je fais beaucoup de ménage... en profondeur, je veux dire... pas le petit chiffon dans une main et le pschiitt-pschiitt dans l'autre (j'suis comme ça, très sonore... tout pulvérisateur ménager est un pschiitt-pschiitt dès l'instant que je me l'approprie... point à la ligne)...
Donc j'ai entrepris de détartrer ma machine à laver, avec un demi-litre de vinaigre blanc dans le machin prévu pour la lessive, un programme court et une température à 90° (faut c'qu'y faut!!!) et roule ma poule!!!!
Ce serait facile d'utiliser du calgon à chaque lavage, je vous l'accorde, mais... vous avez vu le prix du calgon???? Bref, méthode de grand-mère et système D....
Bon chez moi, malheureusement, système D rime avec système Débile... j'ai toujours du bol... ça marche dans l'émission "C du propre"... mais pas chez moi... faut que ça rentre dans ma petite cervelle de ménagère de moins de 50 ans....
Donc ça marche pas... ça sent une odeur de moisi à tuer un boeuf depuis ma belle manoeuvre (hier)et je dois me boucher le nez à chaque fois que je fais une tournée de linge... infecte... déprimant...
Comme je suis une pro du net, une folle du clavier, toute émoustillée dès qu'elle s'asseoit devant sa page google, j'ai tapé, pleine d'espoir qu'on résolve mon problème d'odeur :
"J'ai ma machine qui pue"
Et j'ai cliqué sur "rechercher"
J'ai pas réalisé sur le coup l'énormité que je venais de rédiger, fière de moi, décomplexée, attentive, pleine d'entrain....
Mon mari est arrivé derrière moi (pour lire mon écran) et s'est mis à rigoler en disant :
'Tu réalises ce que le mot "machine" englobe comme possibilité, chérie????????"
Ca n'a fait qu'un tour dans ma tête....
Je me suis mise à rougir....
Mince, taper ça un jour de Saint Valentin, faut vraiment avoir l'esprit tordu, non?????????
Sans commentaires.....

Ce n'était qu'un jeu....


Tout d'abord, je tiens à vous remercier tous et toutes pour vos commentaires si plein d'amour et de réconfort, pour vos conversations très apaisantes sur msn, pour vos appels téléphoniques, pour vos allusions sur vos propres blogs... vous ne pouvez pas imaginer comme cela à canaliser mon tempérament excessif... comme cela m'a permis de voir que je n'étais pas une maman trop couveuse qui s'insurge... pour un un simple jeu de cour de récré....

Fidèle à moi-même, du haut de mon mètre soixante, je me suis pointée hier midi devant le portail de l'école, avec un regard aimable et assez perçant dont j'ai seule le secret (Merci papa, j'ai hérité de ton regard paraît-il....)... j'ai bien vu qu'on se retournait sur mon passage, dès que je suis sortie de ma voiture... quelque chose dans l'air annonçait un coup de tempête, juste dans mon sillage... rien que pour moi...
Je me suis immobilisée devant le portail ouvert, Noé accroché à ma main ferme... (c'est bizarre, il ne bougeait pas d'un poil mon Noé)... l'instit de Manon, un autre de CP, la stagiaire informatique et une dame de cantine discutaient, sans faire attention à moi... normal

J'ai dit à Manon de m'amener le meneur de la bande... il était juste là... la voix du jeune garçon a bafouillé un "Mais Manon c'était pour rire!!!.."... l'inconvénient, c'est que moi, ça ne m'avait pas fait rigoler du tout... -j'ai très peu d'humour... navrante je suis....-

C'est ce que je lui ai dit d'emblée, que je n'avais pas ri du tout,... pointant mon regard "noir" dans le sien... lui demandant si il avait réalisé que son jeu était ridicule, que Manon avait préféré obtempérer et attendre la fin de la récré... que sa peur lui avait dicté de laisser faire pour ne pas contrarier davantage les petits chasseurs qu'ils étaient.... bien désireux de s'acharner sur leur proie facile....
Les trois garçons se sont renvoyés la responsabilité de l'initiative du jeu... classique...
Les instits ont eu un sursaut et m'ont dit "Madame M., nous allons régler le problème nous-mêmes... on va tirer ça au clair de suite..."
Je n'ai pas pu m'empêcher de dire...
"J'espère que vous y verrez plus clair que pendant la récré de ce matin!!!!..." -Oui je sais, je suis une vraie bourrique quand je suis lancée...-
Je suis partie... apaisée...
La directrice n'a jamais pointé son nez... ni le midi... ni le soir à 17h.... elle était absente en fait... je l'ai su ce matin....

J'aime cette école. Je tiens à le dire. Les enseignants y sont très gentils, compétents, et je ne fais le procès de personne... Bon nombre de parents d'élèves me sont tombés dessus hier soir et ce matin, me demandant de ne pas laisser ça là, à un niveau pathétique de paroles en l'air... mais je ne veux pas que "ma cause" serve de déclencheur pour régler les vrais problèmes que personne n'ose soulever... j'ai ouvert une brèche, mais je n'ai absolument rien à reprocher à l'école en elle-même.... ni aux enseignants...
Bien sûr, vous allez me dire comme tous les parents à qui j'ai parlé 'Mais ils étaient où les instits pendant tout ce temps où elle était attachée????"
Bonne question....
Je leur ai bien envoyé dans le pif hier et je crois avoir vexé l'un d'entre eux qui ne m'adresse plus la parole... vous comprenez, je ne fais pas dans la finesse, je balance, et après je réfléchis...
L'inspection académique est là depuis ce matin... dans l'établissement scolaire... la classe de Manon est inspectée cet après-midi même... imaginez si tout s'était passé avec un jour de décalage ....devant un inspecteur, bien occupé à discuter au soleil avec les enseignants, avec sa tasse de café, la chemise entr'ouverte, alors qu'une furie au regard noir déboule et prend un gamin entre 4 yeux pour lui demander si il tourne rond d'avoir attaché sa fille pendant 10mns avec deux cordes à sauter?????? ...
Ohlala, ça aurait fait desordre.... et l'inspecteur aurait pu tacher sa chemise vu le sursaut que ma douce voix aurait généré (certains ne l'avaient jamais entendu, c'est pour ça!)

La directrice est introuvable depuis ce matin...
Manon m'a juste dit que les trois garçons se sont excusés auprès d'elle...
Elle en semble ravie... pas compliquée ma fille... pas comme sa pitbull de mère...
Les cordes à sauter n'ont pas été retirées des activités proposées par l'école....
Manon m'a dit que "quelqu'un" (je sais qui mais je ne préfère pas en rajouter une couche) avait dit "M'enfin, elle exagère, on ne l'a pas étranglée tout de même????"

Rien que cette phrase me donne envie de repartir en croisade.... (Uma dort aujourd'hui, elle a trop donné hier!!!!)
Le seul fait qu'il faille attendre que l'acte soit à un niveau supérieur de violence pour qu'on sanctionne me fait bondir....
Les trois garçons n'ont eu aucune punition, même pas un mot dans leur cahier de liaison pour annoncer à leurs parents leur jeu héroïque de la journée...
Rien...
Rien ne se passe tant qu'il n'y a pas... étranglement... c'est ça?????
C'est fou comme tout a changé...
Avant, de mon temps, (attention c'est la vieille qui parle!!!!), un instit avait le malheur de dire à vos parents "vous savez, votre enfant a bousculé tout le monde dans le rang!!!!!", vous vous preniez la baffe du siècle par votre mère devant le maître et vous repartiez la queue entre les jambes...
Maintenant, il faut dire "vous savez, votre enfant a bousculé tout le monde dans le rang et un élève s'en est trouvé poussé dans l'escalier. Il est à l'hopital avec un traumatisme cranien..." et là, peut-être y aura t-il une réaction punitive, une gêne de la maman, hésitante envers son enfant:pousseur (Non, t'as pas fait ça, pas toi????!!!! vous êtes sûr que c'est lui et pas l'enfant qui s'est laissé tomber tout seul pour qu'on dispute mon fils????) ... suivi d'un inaudible mea culpa du pousseur... peut-être...

Bien sûr, si l'enfant est mort en tombant dans l'escalier, là, vous passerez au JT national de PPDA... et Sarko viendra vous serrer la main aux obsèques, en vous affirmant qu'il va faire un décret dès le lendemain pour... interdire les escaliers dans les établissements scolaires!!!!.... (N'oubliez-pas de sourire et de le laisser vous mettre une tape dans le dos pour la photo!!!!)

J'exagère bien sûr...
Je suis la reine de l'exagération...
Après tout, ma fille n'est pas morte, tout de même!!!!!

jeudi 14 février 2008

Je vois rouge!!!!!


Aujourd'hui tout devrait avoir la couleur et la senteur d'une rose rouge.... si cela doit être, un jour dans l'année, c'est bien celui-ci...
Je pense malheureusement que chacun traduit sa façon d'aimer à sa manière...
J'en ai eu la preuve avec mon propre père, qui devait certainement m'aimer puisque je n'étais qu'un aboutissement de lui-même... le seul souci est qu'il n'a jamais su trouver les gestes, les mots...
Mon regard fuyant, ma peur de son ombre penchée sur moi, le bras levé, ne jouait pas en ma faveur... plus vous montrez de la frayeur dans vos yeux, plus vous êtes recroquevillés dans un coin dans une position foetale, plus le porteur de coups se sent fort et s'obstine à vous enfoncer dans le trou que vous creusez chaque jour... pour disparaître...
J'ai voulu disparaître tant de fois... pour être si petite, pour qu'on m'oublie....
Manon a beaucoup de moi... elle n'a pas subi la violence d'un père, juste la "violence" de sa naissance... qu'elle doit porter, comme un fardeau.. une différence...
Sa peur des autres est quantitative à celle que j'avais de mon père... je le sais, je le sens... dans mes tripes, dans mon coeur... Je sais qu'elle fait beaucoup d'effort pour vivre dans l'enceinte de l'école sans trop de soucis... elle joue seule dans la cour, est discrète... elle préfère...
Petite, je vous disais, quand on est une proie facile... il faut se faire petite...
Ce midi elle a attendu qu'on soit dans la voiture, loin des "oreilles" des mamans que je cotoie le midi devant le portail de l'école... pour me parler... doucement...
Zoé m'a montré le cadeau offert par son Valentin, son meilleur ami, Yohann.... toute heureuse... elle aussi avait son petit cadeau pour lui ce matin, précieux, fragile....
Manon m'a soufflé qu'elle ne risquait pas d'avoir de Valentin un jour....
J'ai senti une boule dans ma gorge, dès lors que j'ai démarré la voiture....
Manon est retournée à l'école ce matin, encore fragilisée par sa grippe, mais rétablie...
Elle ne court pas vite depuis toujours, sa foulée est très lente... on le sait, on vit avec...
Elle est souvent éloignée des autres dans la cour de récré, à regarder le ciel, à se prendre pour un dragon....
Ce matin, trois garçons de sa classe avaient décidé de faire la chasse au dragon...
Elle a juste eu le temps d'entendre "elle est là, venez les gars!!!!", quand une corde est venue la bloquer au niveau du cou tel un lassot...
Il était trop tard pour se rapprocher des instits... généralement installés près du portail....
Ils ont serré fort, elle a pleuré car son cou lui faisait mal...
Ils ont admis qu'il fallait baisser la corde et lui serrer le ventre, le plus fort possible...
Elle a tenté de se défaire mais le troisième a sorti une autre corde et lui a ligoté les pieds... la faisant chanceler....
La récré dure 30 mns...
Manon est restée attachée 15 mns... selon elle...
Elle ne pouvait pas crier... ils lui ont dit que sinon ils serraient au cou...
Nous venons de parler durant le repas... je demande toujours à ma fille de bien m'expliquer pour ne pas rentrer dans des excès si chers à ma personnalité...
Elle dit traîner le pas pour aller à l'école et que sa grippe ne guérit pas car son corps a peur...
Manon a toujours été très bizarre... et effrayante dans ses explications...
Je suis mal...
Je repars pour l'école dans 15mns....
J'ai appelé mon mari pour savoir si je devais attendre qu'il soit avec moi ce soir à la sortie de 17h, pour me freiner, ou si je pouvais devenir la Uma Thurman cachée en moi...
J'ai quartier libre...
Je peux vous dire que ça va chauffer....

J'ai des preuves!!!!!




Je sais que pour certaines (ou certains???), les Falaises d'Etretat, ça ne veut rien dire du tout....
Donc juste pour vous prouvez que c'est haut....
Je vous mets une petite photo... là, juste au dessus....
C'est ma région, mon enfance... là où je suis née....
J'y ai marché là-haut, sur les chemins tortueux, avec mon K-way et le vent en pleine face...
J'ai ressenti le même genre de vertige et de bonheur quand je suis allée à Cassis, voir les merveilleuses Calanques...
Voilà...
Je voulais juste vous dire ça....
Et pour la dune du Pyla, tout près de Bordeaux, ça ne me fait pas pareil.... il n'y a pas de vide, à pic.... donc je n'ai pas peur...
C'est magnifique aussi... la photo parle d'elle-même... c'est la première en haut...


mercredi 13 février 2008

6 bidules que j'ai jamais dit sur mon blog....

Rassurez-vous, je vais rester dans le "parfaitement correct"... de toute façon, je ne fais rien d'incorrect, moi.!!!.. si, si... j'suis comme ça : polie, gentille, bien propre sur moi... timide, tête en l'air, bafouilleuse, gaffeuse... nounouille des fois... voyez!!!! rien de bien croustillant à vous mettre sous la dent!!!! Faut dire que je suis assez "tout ou rien" dans ma tête... c'est tout moi... soit je suis la mère de famille irréprochable, qui n'éveille la curiosité de personne... soit je suis Uma Thurman dans Kill Bill ou Angelina Jolie dans Mrs Smith... bah oui... j'suis comme ça... entre les deux, j'y arrive pas...
J'ai tranché... je suis Bree/Lynette dans Desperate housewives et tout va très bien.... dans le meilleur des mondes!!!!
Bon allons-y... ah oui!!!!
Je remercie ma petite Fanette de m'avoir taguée... j'espère que vous connaissez toutes Fanette???? Non parce que là, vous êtes impardonnables.... moi Fanette, c'est tous les jours, sans modération... même mon homme est accro... lecteur silencieux qu'il est.... il est timide, que voulez-vous....
Alors 6 machins-choses sur ma pomme....
J'vous préviens, ça risque de partir dans tous les sens...
Mais bon...
Vous pouvez passer au machin suivant si ça vous gave... hein???? Vous gênez surtout pas....

1) Je déteste la pub de la Société Générale avec le pouce géant en l'air.... beurk... j'aime pas!!!! Ca me fait j'sais pas quoi... ça me donne envie de me gratter, comme si ce truc me donnait la nausée là, carrément... c'est débile je sais... mais j'aime pas. D'ailleurs je suis allée au ciné dimanche dernier avec ma fille aînée voir "Sweeney Todd" (excellent film au passage!!!) et là j'ai vu une pub pour Coca-Cola Zero aussi horrible que celle de la Société Générale, re-beurk!!!! Deux langues et un oeil en train de bavarder de j'sais pas quoi -j'ai même pas écouté mais bon c'était pour Coca forçément!!!- ... pas top le truc pour faire vendre le produit!!!! Le pauvre commercial qui a pondu cette pub il va pas faire carrière, pas avec moi en tout cas!!!! Ma fille a trouvé ça "beurk" aussi... et les trois autres de la famille, partis voir Astérix aux JO, ont eu la même réflexion quand on s'est rejoint dans la voiture, trop dégueu ces langues!!!!!
Ca vous permettra de juger:


2) J'ai le vertige. Ca peut paraître anodin et sans intérêt de le dire mais ça me bousille un peu mes vacances des fois.... je veux dire par là que je suis née en Normandie, près d'Etretat... et que bien sûr, il a fallu grimper les falaises plus d'une fois pour faire plaisir à untel qui connaissait pas ce si beau sîte (pas mal c'est vrai...) la seule tordue qui tremblait de tous ses membres, hurlait dès que son frère faisait le mariole en s'approchant trop près du vide (il a trop vu Superman mon frangin), pestait pour qu'on aille surtout pas sur la passerelle en cordes sinon elle allait mourir sur place... c'était moi.... même cirque quand j'ai débarqué à Paris et qu'il a fallu monter à la Tour Eiffel, ou à Montparnasse... je suis une vraie furie... même un balcon au delà du deuxième étage devient un vrai supplice pour moi... j'aime le plancher des vaches... la terre ferme... quand j'ai été nommée à Paris en tant que fonctionnaire, j'ai été placée en foyer pendant toute ma formation... en plein XIIIème arrondissement... dans une tour... au 26ème étage... j'ai regardé mes parents qui m'avait accompagnée, petite provinciale de 21 ans que j'étais, paumée dans ce grand Paris-là... je leur ai dit que je préférais encore démissionner de suite que de loger là-dedans!!!!! -je vois encore le regard affolé de ma mère!!!-.... Bien sûr, je ne suis pas débile à ce point-là... mais le vertige, ça fait dire pas mal de conneries....

3) Je suis de meilleure humeur quand je me lève avec un ciel bleu et un soleil éclatant que quand il y a un brouillard à couper au couteau et une pluie fine bien de "chez moi" (la Normandie bien sûr)... dans ce cas je peux faire le ménage de printemps, m'attaquer à des rangements qui attendent depuis des semaines, faire un repas sympa.... tout est plein d'entrain.... alors que quand il pleut, je traîne ma carcasse en pyj jusqu'à onze heures, je refais un séjour après mon bol de thé et mes tartines, sous la couette avec mon MP3 sur les oreilles... et une Zoé qui se faufile pour un calin et en profite pour proposer "dis maman, on se regarde Toy story 2 dans ton lit???????".... (j'ai cédé une fois, et oui....).... Généralement ça me rend de mauvaise humeur car je déteste l'humidité et le gris... mais bon... des fois, ça permet de traîner sa flemme...

4) Je pars toujours de chez moi pour un long moment, un week-end, en ayant vérifier que mon four est éteint, mes plaques éléctriques aussi... je fais le tour des chambres pour voir si les ordis ne sont pas en veille, comme les télés... je vérifie qu'aucune bougie parfumée ne soit en fin de vie... je fais toujours la vaisselle, les lits, je range mon linge repassé dans les placards... bref nickel... même que mon homme me dit "T'as raison, des fois que quelqu'un viendrait pendant notre absence...."... je sais... c'est n'importe quoi... mais au moins, quand je rentre le dimanche soir, j'ai juste à mettre une machine en route, à sortir la pizza du congélo, et à me mettre devant un bon film... ça me rassure... je pars plus zen comme ça....

5) Des fois quand j'ai pas le moral, alors que tout va bien -c'est juste que j'ai un coup de mou- je pars dans un magasin près de chez moi genre Alinéa, Jardiland ou Gifi et je reviens avec un bidule, genre un bougeoir en fer forgé, un bambou pour ma terrasse, un vase transparent pour le salon... et ça repart... c'est compulsif... c'est jamais des fringues, car je ne m'estime pas assez pour dépenser pour moi-même, c'est toujours pour la maison, et comme ça me prend toujours avec le cafard du dimanche après-midi, bah je fais avec ce qu'il y a d'ouvert... et ça va mieux... c'est ridicule... et j'essaye de me soigner... mais c'est comme ça... en ce moment j'y vais moins... je mange des crêpes à la place, le dimanche vers 17h... comme ça je grossis... et je déprime... et j'ai envie de foncer chez Jardiland!!!!!! J'aime pas le dimanche qui se termine....

6) Je me maquille peu. Juste un coup de crayon noir sur le dessus de la paupière et du mascara... noir bien sûr... pour les lèvres, je suis abonnée au beurre de cacao... j'ai les lèvres gercées toute l'année, c'est un défaut de fabrication chez moi... je ne mets jamais de fond de teint sinon je ressemble à un champs de fraises le lendemain... encore, c'est peu dire... j'y suis très allergique... ça ne me gêne pas car j'aime pas être trop maquillée... j'ai l'impression de coller de partout sinon, et de briller... je suis sujette au bouton de fièvre, au truc moche là sur la lèvre qu'on traîte avec du zovirax... à l'herpès buccal quoi... et oui, ça casse l'ambiance hein???? C'est chiant... ça brûle la lèvre et ça saigne dès qu'on mange un hamburger... très gore le truc, si si... voilà, vous savez un truc bien moche sur moi... beurk...

Attention ! je ne tague personne en particulier, mais les 6 premiers à laisser un comm. sont tagués d'office !!! Na !

mardi 12 février 2008

Garderie...


... de petits malades.... voilà mon triste sort... bon y a pire, je vous l'accorde... elles sont grandes et gérables... "elles"????? ... Manon et Zoé, deux poupées de chiffonnette qui ont du mal à tenir sur leurs jambes... qui mangent deux bouchées et sont rassasiées... qui se baladent comme des fantômes avec leur chemise de nuit froissée... leurs chaussettes de laine trop grandes... leur robe de chambre jamais enfilée... et leur plaid polaire sur les épaules, pour descendre jusqu'à la cuisine, haut lieu hivernal, car carrelage au sol!!!!!... (je signale tout de même pour les interrogatifs qu'il fait 22° chez moi, et qu'en ce moment à Bordeaux, on atteint même 16° l'après-midi, à l'extérieur....)... bref la grippe est là... bien carabinée... Noé ne semble pas touché... pas encore... mais son frère aînée est lui aussi cloué au lit... ah, le partage des virus... le cercle infernal du je-commence-avec-un-et-j'enchaîne-avec toute-la-tribu...

Par chance, je ne chope plus jamais rien... ou si peu... ça m'effleure, me fatigue, mais je ne connais plus l'abattement total... celui que j'avais enfant, à faire des pics de fièvre, des crises convulsives à faire trembler ma mère... rien... je traverse les virus et je me sens juste fatiguée... mais debout...

Mon médecin traitant pense que le fait de cotoyer des petits, avec mon métier, m'a renforcée... j'ose le croire... il y a aussi le mental qui joue pour beaucoup... ce petit bouton qui s'enclenche et qui vous dit "tu ne peux pas être malade, pas ce matin... tu te vois laisser en vrac les parents qui amènent leurs enfants dans une heure chez toi??? comment vont-ils faire??? tu y as pensé, tu ne peux pas leur faire ça????"... du coup, mon cerveau envoie un signal de pilotage automatique pour la journée... mode "survie"...
J'ai déjà connu ce "sysème" quand mes filles étaient très petites... cet état cérébral qu'on actionne quand on a son propre bébé malade, qui vomit toute la nuit, ou qui pleure pour une otite douloureuse... nous abonnant aux nuits blanches, au mode "zombie" dès le matin... où on attend un répit, une sieste du bébé si virulent qui n'arrive jamais à fermer l'oeil plus de 30mns d'affilée... nous sollicitant jusqu'à l'épuisement total... nous poussant dans nos retranchements les plus profonds... nos pensées les plus assassines... qu'on deferle quand notre mari rentre le soir, radieux, mais très inquiet pour son petit bébé fille : "alors, elle va mieux????" demande t-il, sans même voir que vous avez des cernes, des larmes aux yeux et l'envie de lui hurler "plus jamais on aura de bébés, tu entends, plus jamais!!! j'en VEUX PLUS!!!!!!!!!!!!!!!!"

Rassurez-moi, vous l'avez dit aussi lors de la dernière otite qui vous a fait dormir une heure en 24 heures??????!!!!!!!!

Je n'en suis plus là... elles sont grandes... elles dorment!!!!!

Mais je ne peux m'empêcher de penser à ce que j'endurais quand elles étaient petites, malades en même temps, plaintives.... c'était bizarre... je me sentais contente de les bichonner, je mettais en place les phases de repos, les calins, les prises de médics, les repas allégés... mais c'était très avilisant...très dur de ne pas sortir, d'être entre 4 murs à jouer les infirmières... coupée des habitudes de sorties... au parc... complètement à l'arrêt... quelque part...

Ce sont les joies de l'hiver...
Les joies de maman...
Les règles du jeu...

Après la pluie, le beau temps...
Je dois prendre mon mal en patience....